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bienvenue sur mon blog 2 septembre, 2011 eté 2011 la corse classé dans : ete 2001 la corse — lesmaribous @ 13:58 juillet 2011 : l’été est chaud, sec, aride… les neurones en ébullitions… le corps en liquéfaction… les maribous sont coincés à bastia depuis le 05 juin. les problèmes électriques ont été résolus. les soucis mécaniques sont de l’ordre d’un casse tête chinois, d’une force à vous faire perdre votre latin! les délais de commandes de pièces à rallonge, les durées d’interventions des heures interminables… au final, tout avance, tout s’améliore mais la reprise du voyage reste toujours impossible. une caisse de bord qui en prend un sacré coup tout comme le moral et la motivation. nous avons passé quand même de bons moments en visitant le cap corse en long, large et travers et en retournant dans les montagnes du côté de corte que nous connaissions. le mistral et ses coups de vent à 130km/h gâche aussi parfois nos nuits. jérémy m’avait demandé moins d’écrit (ce ne sera pas difficile cette fois) et plus de photos (mais qui ne seront pas de mer malheureusement!). ce qui nous tient à ce jour, c’est notre force de vie et de savoir que nous menons une existence privilégiée ainsi que votre soutien sans cesse manifesté et renouvellé par vos appels et vos mails. nous sommes bien sur l’eau… « pourtant que la montagne est belle » (comme le chantait jean ferrat), sans déraper, il nous faut nous poser les bonnes questions…poursuivre mais vers où et combien de temps…arrêter mais pour où et dans combien de temps? laissons le temps au temps… 20 au 25 juillet : nous rencontrons henry et muriel ainsi que jean-françois, sylvia et leurs enfants valentin et victoria. ces derniers s’entendent super bien avec antoine et marie. pendant que les jeunes rient, jouent, discutent sur les bateaux où à la plage, les adultes passent d’excellents « apéros dinatoires » et cherchent à résoudre les problèmes de maribou. eh oui le moteur est désormais parfait mais c’est l’hélice qui fait des siennes!!! 26 juillet : ouf! nous quittons enfin bastia, direction taverna (24 milles nautiques) puis solenzara à 28 milles plus au sud. la côte orientale est magnifique. enfin, porto vecchio où nous nous installons au mouillage. 27 juillet au 12 août : mouillages dans différentes baies, baignades avec une eau à 26 degrés, farniente par 30 degrés au soleil…les esprits se calment des mésaventures mais……… l’état d’esprit des maribous s’est nettement modifié du fait des évênements vécus depuis plus de deux mois. antoine, véritable adolescent souhaite maintenant vivre avec d’autres jeunes et beaucoup moins avec « papa-maman ». il a repris contact avec ses amis et se sait attendu. marie, depuis les soucis techniques, a peur en navigation et demande sans cesse « c’est quand qu’on arrive »…sans compter désormais un mal de mer récurrent. alors les désirs d’antilles avec une traversée de 3 semaines sans voir la terre s’envolent…leur réalité nous rattrape. nous envisageons un « retour dans le futur » (comme dit antoine). nos amis et la savoie nous tendent les bras. 13 août : ce matin, nous décidons de rester au mouillage de porto novo accessible seulement par la mer donc très calme, site privilégié! phil souhaite remettre mieux l’ancre pour la nuit suivante, par sécurité, et là…problème avec le guindeau électrique. est ce électrique ou la mécanique du moteur? le fait est que nous ne pouvons plus mouiller! obligation pour nous de rejoindre le port de solenzara. notre nomadisme dans le sud est de la corse prend donc fin. ce dernier épisode nous fait prendre la grande décision : nous vendons le bateau! 14 au 17 août : chaleur étouffante, accablante qui ne nous empêche pas de rédiger les annonces de vente de maribou pour les diffuser sur plusieurs sites ainsi que donner l’information à nos proches afin de mettre toutes les chances de notre côté pour une vente rapide. nous ne pouvons pas nous permettre financièrement de le quitter avant de l’avoir vendu. renseignements pris auprès de la capitainerie, nous pouvons envisager un hivernage ici. tant mieux, car la fatigue morale de l’équipage fait que personne ne veut « se taper » 300 milles pour retourner sur le continent. 18 août au 31 août : mon amie belle, venue en vacances en corse avec toute sa troupe passe nous voir. que ça fait du bien de vivre de bons moments avec des personnes que l’on aime…allez, c’est décidé, ils reviennent le 23 pour une journée entière!!! nous passons notre temps entre créer des annonces pour vendre maribou, réfléchir à notre avenir (proche) et commencer les cours du cned. le temps ici est lourd (dans tous les sens du terme)…nous rencontrons des gens sympathiques mais nous ne nous voyons pas rester ici…et puis si maribou n’est vendu que dans un an, quel va être le moral des troupes sans voyage? un bateau caravane…certainement pas!!! alors voilà, nous allons quand même reprendre la mer courant septembre, ramener maribou sur le continent. il trouvera place dans un port à sec (hors d’eau) et nous rechercherons un logement en savoie. je pensais arrêter ici le blog puisque son intitulé « nomadisme marin » n’était plus d’actualité mais j’espère avoir de jolies choses à vous dire et à vous montrer durant cette dernière traversée. 5 commentaires -- 1 juillet, 2011 juin 2011 de l’italie à bastia classé dans : de l italie a bastia — lesmaribous @ 9:31 1er juin : c’est reparti. eh oui, nous espérons être à port st louis dans le sud de la france d’ici 12 à 15 jours, car il y a là-bas de grands chantiers afin d’entamer tous les travaux et réparations qui s’imposent à nous et ont modifié notre plan de voyage. il nous faut donc avancer. nous prenons moins le temps de visiter. nous privilégions les étapes dans les îles car le plaisir des yeux est intense mais nous ferons aussi de grosses impasses, comme la visite de rome. cette ville demanderait de laisser maribou dans un port, de prendre un train et de rester plusieurs jours à l’hôtel. nous n’en avons pas le temps. de plus, nous estimons que la visite des villes culturellement interessantes d’italie ne peut se faire par voie maritime. la plaisance ici est un luxe et s’adresse à une population fortunée, alors le prix des places de port est hors budget pour nous. avec tous ces déplacements, impossible d’avoir internet et la mise à jour du blog est en souffrance. je poursuis quand même ma narration ainsi que la prise de photos car mieux vaudra tard que pas du tout! constat: plus nous naviguons, plus nous découvrons les différentes couleurs et les différents aspects que la mer peut revêtir. après la contemplation, il en va d’un développement de l’observation ainsi que des qualificatifs qui vont avec : plate, houleuse, hérissée, hachée, ridée, frippée, d’huile, parsemée…d’éclats, de moutons, de trâces de pattes de chat…transparente, opaque, douce, granuleuse, sale parfois, boueuse, herbeuse, sableuse, verte, grise, bleue, marron, salée…un peu, beaucoup…mer méditerranée mais aussi ionienne, thyrénienne, ligurienne… la vie en bateau demande une grande capacité à gérer. gérer l’énergie pour l’électricité, le gasoil pour le moteur, l’eau, la nourriture mais aussi sa fatigue. se gérer de a à z en somme : ne jamais s’oublier pour éviter certains dangers. gérer ses envies mais aussi et surtout gérer ses frustrations et les imprévus. la mer et le vent décident alors, tel port est finalement inaccessible, tel mouillage doit être quitté plus tôt que prévu, maribou apporte aussi son lot de contraintes ces derniers temps. apprentissage des compromis. il faut arrondir les caps comme il faut arrondir les angles. notre stabilité et notre force viennent de tous les déséquilibres et « certitudes fugaces » de l’environnement, celui qui nous entoure et celui que nous créons. celà construit mais fatigue aussi. nous avons une valeur égale à chaque autre élément qui nous entoure. 2 juin: après une bonne nuit à santa marinella, direction l’île del giglio (dîte île des gigolos par l’équipage). nous longeons les côtes de la tosc